TRIOMPHE, parce que l'information, C'est Le Pouvoir
TRIOMPHE NETTOYEURS
TRIOMPHE NETTOYEURS

Bénin : forte mobilisation à Cotonou pour accélérer l’élimination du paludisme d’ici 2030

0

Le vendredi 24 avril 2026 à l’Hôtel Azalaï de Cotonou, autorités béninoises, partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs de la société civile ont lancé la 19e Journée mondiale de lutte contre le paludisme autour du thème « Mettre fin au paludisme : maintenant c’est possible ; agissons maintenant ». Cette rencontre a permis de dresser le bilan des avancées du Bénin, d’appeler à une mobilisation collective renforcée et de présenter un rapport détaillé sur la situation du paludisme dans l’espace francophone.

Rejoignez dès maintenant la communauté TRIOMPHE MAG sur WhatsApp et restez informé(e) en temps réel de toute l’actualité.

👉 Cliquez ici pour intégrer notre chaîne : TRIOMPHE MAG

Dans une salle comble de l’Hôtel Azalaï de Cotonou, la lutte contre le paludisme s’est imposée comme une priorité nationale et continentale. Autorités politiques, partenaires internationaux, scientifiques, artistes et acteurs communautaires ont répondu présents pour marquer d’une pierre blanche la 19e édition de la Journée mondiale dédiée à ce fléau. Une mobilisation qui traduit, au-delà des discours, une volonté affichée, celle d’en finir avec une maladie encore responsable de milliers de décès chaque année.

Dès l’ouverture officielle, le ton a été donné par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, qui a salué une mobilisation « très remarquée » avant de rappeler l’enjeu central de cette journée. « Cette journée constitue un moment privilégié pour mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun : mettre fin au paludisme en tant que menace de santé publique », a-t-il déclaré.

Dans son intervention, le ministre a insisté sur la gravité persistante de la maladie malgré son caractère évitable et curable. « Le paludisme demeure pourtant l’une des premières causes de consultation, d’hospitalisation et de décès, particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans. », a confié Benjamin Hounkpatin. Face à cette réalité, il a mis en avant les efforts engagés par le gouvernement béninois sous l’impulsion du président Patrice Talon.

Parmi les avancées notables, Benjamin Hounkpatin a évoqué la transformation des stratégies de distribution des moustiquaires imprégnées. « Aujourd’hui, grâce aux relais communautaires, les populations n’ont plus besoin de se déplacer. Les moustiquaires viennent à elles, directement dans leur environnement », a-t-il expliqué, soulignant l’efficacité de cette approche de proximité.

Une volonté politique affirmée et des actions structurantes

Le ministre a également mis en lumière la création récente de l’Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques, qu’il considère comme « une étape décisive » dans la riposte nationale. « Elle traduit la volonté ferme du gouvernement de doter notre pays d’un instrument moderne, efficace et coordonné », a-t-il affirmé.

Insistant sur la nécessité d’une approche concertée à l’échelle régionale, il a lancé un appel fort. « Les moustiques n’ont pas de frontières. Si nous agissons de façon isolée, les résultats resteront limités. », dit-il comme pour mettre l’accent sur l’importance d’une coopération internationale renforcée.

Le ministre n’a pas manqué d’interpeller les communautés, les professionnels de santé et les chercheurs. « Chaque geste compte, chaque engagement sauve des vies », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation générale pour atteindre l’objectif d’élimination du paludisme d’ici 2030.

Le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin lors de l Journée Mondiale de lutte contre le Paludisme le vendredi 24 avril 2026 à Cotonou

Dans la même dynamique, le préfet du Littoral, Alain Orounla a exprimé sa réflexion sur la lutte contre le paludisme. « Le paludisme n’est pas une fatalité. Il est évitable et curable », a-t-il rappelé. Il a dénoncé le paradoxe d’une maladie toujours aussi meurtrière malgré les solutions disponibles.

Citant Victor Hugo, il a insisté sur la nécessité d’une lutte collective. « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. » Pour lui, la victoire passe par des actions simples mais essentielles. « Dormir sous moustiquaire chaque nuit, consulter rapidement en cas de fièvre, assainir son environnement. », a ajouté Alain Orounla

Après les interventions des autorités nationales, la parole a été donnée au représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Jean Konan Kouamé, également chef de file des partenaires techniques et financiers.

Il a salué les efforts du Bénin tout en appelant à une accélération des actions. « Le thème retenu est à la fois un cri d’espoir et un appel à l’action. Maintenant c’est possible parce que nous disposons aujourd’hui d’un arsenal sans précédent », a-t-il déclaré. Il a brièvement évoqué les moustiquaires imprégnées, les tests de diagnostic rapide, les traitements efficaces et les vaccins antipaludiques.

Mais pour lui, l’urgence reste réelle : « Agissons maintenant parce que chaque jour perdu est une vie perdue. »

Le représentant de l’OMS a également insisté sur les avancées du Bénin, qu’il a qualifiées d’exemplaires. Il a notamment salué la campagne nationale de distribution de moustiquaires, en cours sur toute l’étendue du territoire. « Cette campagne est une preuve éclatante que maintenant c’est possible », a-t-il affirmé.

Au-delà des constats, Dr Jean Konan Kouamé a décliné cinq priorités essentielles pour atteindre l’élimination du paludisme : renforcer l’appropriation nationale, améliorer les systèmes de surveillance, accélérer l’innovation, consolider les soins de santé primaires et promouvoir une approche multisectorielle. « Le paludisme n’est pas une fatalité. Nous ne vous laisserons pas seuls dans ce combat », a-t-il rassuré. Il a également réaffirmé l’engagement des partenaires techniques et financiers aux côtés du Bénin.

Une mobilisation multisectorielle et un panel pour accélérer l’action

Au-delà des discours officiels, la journée a été marquée par un panel de haut niveau consacré au rapport sur le paludisme dans l’espace francophone. Modéré par des experts, ce panel a réuni des représentants gouvernementaux, des organisations internationales notamment Speak Up Afrioca et PNLP, des acteurs communautaires et des figures publiques engagées.

Les échanges ont mis en évidence un constat partagé : les solutions existent, mais leur mise à l’échelle reste un défi.

Les intervenants ont insisté sur le rôle central des communautés, notamment des femmes et des organisations locales.

L’innovation scientifique a aussi occupé une place centrale dans les discussions. Des experts ont évoqué les avancées majeures, notamment les vaccins antipaludiques et les nouveaux outils de diagnostic. « Nous disposons aujourd’hui d’un arsenal sans précédent », a rappelé le représentant de l’OMS, Dr Jean Konan Kouamé.

Ce dernier a d’ailleurs présenté cinq priorités clés, parmi lesquelles l’appropriation nationale, le renforcement des systèmes de surveillance, l’accélération de l’innovation et la centralité des soins de santé primaires. « Attendre demain, c’est prendre le risque de voir les progrès s’inverser », a-t-il averti.

Des chiffres révélateurs et un rapport alarmant

La dernière phase de la cérémonie a été consacrée à la présentation du rapport sur le paludisme dans l’espace francophone, un document riche en données et en analyses.

Au niveau mondial, le paludisme reste une urgence sanitaire majeure avec 282 millions de cas enregistrés en 2024 et 610 000 décès. L’Afrique concentre à elle seule 95 % des cas et des décès, tandis que 75 % des décès concernent les enfants de moins de 5 ans.

Dans l’espace francophone, la situation est tout aussi préoccupante. Environ 13 % de la population mondiale exposée au paludisme vit dans ces pays, qui enregistrent 42 % des cas mondiaux, soit 118 millions de cas en 2024, et 40 % des décès liés à la maladie.

Au Bénin, les chiffres restent alarmants malgré les progrès réalisés. Le pays enregistre environ 2 millions de cas par an et près de 2 000 décès annuels. Le paludisme demeure la première cause de consultation et d’hospitalisation, ainsi que la première cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Cependant, des avancées significatives sont à noter. Entre 2022 et 2024, l’incidence a diminué, passant de 21 % en 2023 à 17 % en 2024. Le nombre de cas pour 1 000 habitants est également en baisse, passant de 218 en 2022 à 139 en 2024.

Sur le plan financier, les efforts du Bénin sont remarquables. En trois ans, le budget national dédié à la lutte contre le paludisme a été multiplié par quatre, passant de 1,7 million à 6,3 millions de dollars. Une preuve, selon les experts, que « l’investissement sauve des vies ».

Le rapport met également en avant une stratégie nationale structurée autour de plusieurs étapes : plaidoyer, engagement politique, mobilisation multisectorielle et renforcement des actions communautaires. Une approche qui a permis de fédérer l’ensemble des acteurs, du gouvernement aux communautés locales.

Enfin, le document insiste sur un message clé : l’élimination du paludisme est possible à condition de maintenir les efforts. « Quand le plaidoyer est stratégique, le financement suit. Quand le financement augmente, les cas diminuent. Quand tous les acteurs s’engagent, l’élimination devient possible », souligne le rapport.

Au terme de cette journée riche en échanges et en engagements, un consensus se dégage : le Bénin est sur la bonne voie, mais la lutte est loin d’être terminée. Entre volonté politique, innovations scientifiques et mobilisation communautaire, les conditions sont réunies pour inverser durablement la tendance.

Reste désormais à transformer ces engagements en actions concrètes et durables. Comme l’a résumé le ministre de la Santé : « Nous avons le devoir de mettre fin à cela. Et la communauté doit nous accompagner. »

Rejoignez dès maintenant la communauté TRIOMPHE MAG sur WhatsApp et restez informé(e) en temps réel de toute l’actualité.

👉 Cliquez ici pour intégrer notre chaîne : TRIOMPHE MAG

TRIOMPHE NETTOYEURS

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More