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Bénin – Femme ligotée et torturée à Ekpè : ouverture du procès des six accusés, l’INF sollicite le huis clos

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Le procès des six personnes poursuivies dans l’affaire de la jeune femme torturée à Ekpè s’est ouvert ce 15 mai 2026 devant la CRIET. À la barre, les prévenus ont tous plaidé non coupables, tandis que l’audience a été renvoyée au 5 juin à la demande de la partie civile.

L’affaire de la jeune femme victime de violences à Ekpè a franchi une nouvelle étape judiciaire avec l’ouverture du procès ce vendredi 15 mai 2026 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). Cette première audience, brève, a essentiellement été consacrée à des questions de procédure.

Appelés à la barre peu avant 11 heures, les six prévenus, poursuivis pour viol, coups et blessures volontaires ainsi que pour enregistrement et diffusion d’images relatives à la commission d’une infraction, ont tous rejeté les accusations. Ils ont chacun plaidé non coupables devant la juridiction.

Présente à l’audience, la victime, vêtue d’une tenue locale, est apparue entourée de membres de sa famille. Dès l’ouverture des débats, la défense de la victime, assurée notamment par Me Alexandrine Saizonou, avocate de l’Institut National de la Femme (INF), a sollicité le huis clos, estimant qu’il s’agit d’une affaire sensible touchant à la dignité de la victime.

Débat sur le huis clos et report du procès

La demande de huis clos a toutefois suscité des divergences au sein de la salle d’audience. Le premier substitut du procureur a estimé que la procédure pouvait se dérouler publiquement, en raison notamment de la large diffusion des images sur les réseaux sociaux. Certains avocats de la partie civile ont appuyé cette position, évoquant même la portée pédagogique d’un procès public.

À l’inverse, la défense de la victime a insisté sur la nécessité de protéger sa vie privée, rappelant les risques liés à l’exposition de certains éléments sensibles au cours des débats. Le juge devra statuer sur cette question lors de la prochaine audience.

Dans ce contexte, la partie civile a demandé un renvoi afin de compléter le dossier, notamment par l’obtention d’un certificat médical et d’un rapport de guérison de la victime. Une requête contestée par la défense de l’un des accusés, qui a estimé que l’état de santé de la victime ne justifiait plus un tel délai.

Malgré ces échanges contradictoires, le tribunal a finalement renvoyé l’affaire au 5 juin 2026 pour la poursuite des débats. Une étape attendue dans un procès suivi de près par l’opinion publique.

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