Sommet de la jeunesse béninoise : Bill Souleymane Kingninouho plaide pour une jeunesse actrice des décisions
À l’occasion de la deuxième édition du Sommet de la jeunesse béninoise, organisée les 14 et 15 octobre 2026 au Palais des Congrès de Cotonou, Bill Souleymane Kingninouho, secrétaire à la Jeunesse du parti Les Démocrates, a plaidé pour une participation plus active des jeunes à la vie publique. Lors d’un panel consacré à la nouvelle architecture politique du Bénin, il les a appelés à s’organiser, à se former et à militer pour accéder aux responsabilités et contribuer autrement à la construction nationale.
« Est-ce que cette nouvelle architecture a prévu une place pour les jeunes, ou elle leur demande encore de rester debout ? » Cette interrogation de Bill Souleymane Kingninouho résume le sens de son intervention au panel politique du Sommet de la jeunesse béninoise. Face aux enjeux de la participation des jeunes à la vie publique, le secrétaire à la Jeunesse du parti Les Démocrates a invité la jeunesse béninoise à dépasser la question classique du rôle de la jeunesse pour examiner la place qui lui est réellement réservée dans les mécanismes de décision.
Pour lui, une nouvelle architecture politique ne saurait véritablement porter ce nom si elle ne permet pas aux jeunes de participer pleinement à la gouvernance du pays. Il estime que ceux-ci ne doivent plus être cantonnés à des fonctions de mobilisation ou servir de simples relais aux ambitions d’autres acteurs politiques.
« La nouvelle architecture politique ne sera vraiment nouvelle que le jour où le jeune cessera d’être l’escalier que les autres utilisent pour monter, pour devenir lui-même la fondation sur laquelle on pourra construire le Bénin », a-t-il déclaré.
Organisation, formation et militantisme : les leviers proposés aux jeunes
Au-delà de cette interpellation, Bill Souleymane Kingninouho a invité ses pairs à prendre leur destin politique en main. Pour le secrétaire à la Jeunesse du parti Les Démocrates, l’accès aux responsabilités ne doit pas dépendre uniquement des nominations ou des opportunités offertes par les aînés. Il passe également par la préparation, l’engagement et la capacité à défendre collectivement des ambitions.
« Mes chers jeunes, on ne nous donnera pas la place. Il faut la prendre. Et la prendre, ce n’est pas attendre une nomination, c’est s’organiser, se former et militer », a-t-il lancé.
Cette démarche suppose, selon lui, une jeunesse capable de dépasser les divisions et de construire une force collective. « Si la Jeunesse s’organise, se forme et reste solidaire, personne ne pourra l’ignorer », a-t-il soutenu, en mettant l’accent sur l’importance de la cohésion et de la mobilisation dans la conquête d’une place plus importante dans la vie publique.
Le responsable politique a toutefois tenu à distinguer cette ambition d’une simple volonté de remplacer les générations précédentes. L’objectif, a-t-il expliqué, est de participer au renouvellement des pratiques politiques plutôt que de reproduire celles qui existent déjà. « Nous ne voulons pas juste prendre la place des aînés pour faire comme eux. Nous voulons prendre notre place pour faire autrement », a-t-il affirmé.
Le Sommet de la jeunesse béninoise, un cadre de dialogue et de propositions
L’intervention de Bill Souleymane Kingninoho s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition du Sommet de la jeunesse béninoise, tenue les 14 et 15 octobre 2026 au Palais des Congrès de Cotonou. Portée par une initiative lancée en 2024, cette rencontre entend faire de la jeunesse un acteur du développement national, en favorisant le dialogue entre les jeunes, les institutions, les organisations de la société civile et les autres acteurs du développement.
Placée sous le thème « Jeunesse béninoise, nous passons à l’action », cette édition a proposé plusieurs espaces d’échanges autour des défis du pays et des responsabilités des jeunes. Le panel politique auquel a participé Bill Souleymane Kingninoho a notamment réuni Nouratou Zato Koto Yerima, directrice pays de la Fondation Friedrich-Ebert, le Dr Azizou Chabi Imorou, directeur de l’Institut pour la gouvernance démocratique, ainsi que Parfait Ahoyo, représentant de l’UP-R. Les discussions ont porté sur la nouvelle architecture politique et la responsabilité de la jeunesse dans la vie publique.
Au-delà des débats, le Sommet ambitionne de transformer les aspirations exprimées en propositions et en engagements concrets. La démarche prévoit notamment la construction d’une feuille de route jeunesse 2026-2031 et le prolongement de la mobilisation sur le terrain à travers des initiatives dédiées. Un enjeu qui rejoint l’appel lancé par Bill Souleymane Kingninoho qui voudrait faire de la jeunesse non plus une simple force d’accompagnement, mais une composante active des décisions qui engagent l’avenir du Bénin.
À l’issue de son intervention, le secrétaire à la Jeunesse des Démocrates Bill Souleymane Kingninouho a remercié les organisateurs, les autres panélistes, la modératrice, les intervenants ainsi que le public jeune ayant pris part aux échanges.

