L’activiste béninois Kemi Seba fixé sur son sort ce lundi devant la justice sud-africaine
Arrêté à Pretoria la semaine dernière, l’influenceur Kemi Seba comparaît ce lundi 20 avril 2026 devant un tribunal en Afrique du Sud, aux côtés de son fils et d’un ressortissant sud-africain. Recherché par le Bénin pour son soutien à une tentative de coup d’État en décembre, il fait face à des accusations liées à l’immigration et à une possible procédure d’extradition.
C’est un dossier aux multiples ramifications judiciaires et politiques qui s’ouvre ce lundi à Pretoria. L’activiste Kemi Seba, figure controversée du panafricanisme, se retrouve au cœur d’une procédure mêlant immigration illégale et coopération judiciaire internationale.
Selon les autorités sud-africaines, l’influenceur séjournait sur le territoire depuis environ cinq mois avec un visa expiré depuis deux mois. Il aurait été interpellé alors qu’il tentait de franchir la frontière pour rejoindre le Zimbabwe, en compagnie de complices présumés, dont un Sud-Africain accusé de lui avoir facilité ce déplacement.
Au-delà de cette infraction migratoire, l’affaire prend une tournure plus sensible avec l’implication d’Interpol. Les autorités évoquent une opération d’infiltration ayant conduit à son arrestation, en raison d’un mandat d’arrêt international émis par le Bénin.
Une extradition incertaine malgré la pression judiciaire
Au Bénin, Kemi Seba est poursuivi pour son soutien présumé à la tentative de coup d’État survenue en décembre dernier. Cette situation a conduit à l’émission d’un mandat d’arrêt international, plaçant l’activiste au centre d’une procédure d’extradition évoquée par Pretoria.
Toutefois, selon des sources proches du dossier, cette extradition a peu de chances d’aboutir. En cause : l’absence d’accord bilatéral entre l’Afrique du Sud et le Bénin en matière d’extradition, un obstacle juridique majeur dans ce type de procédure.
Face à cette situation, les avocats de Kemi Seba entendent agir rapidement. Leur stratégie consiste à contester la procédure d’extradition tout en plaidant pour sa libération dans le cadre du dossier d’immigration.
Si cette libération intervenait, plusieurs options s’offriraient à lui. Il pourrait choisir de rester en Afrique du Sud ou de rejoindre le Niger, pays dont il détient un passeport diplomatique, ce qui pourrait encore complexifier les enjeux diplomatiques autour de cette affaire.
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