“Je suis trop grosse”, étudiante en deuxième année de droit à l’UAC, Vanessa brise le silence sur le poids des regards
À l’Université d’Abomey-Calavi, une étudiante en deuxième année de droit, Vaanessa, témoigne des critiques répétées sur son physique dont elle est victime depuis son entrée à la faculté. À travers son récit, elle met en lumière une forme de violence quotidienne banalisée dans le milieu universitaire.
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« Je suis trop grosse ». Cette phrase, Vaanessa dit l’entendre presque tous les jours. Dans les amphithéâtres bondés de la Faculté de droit, entre deux cours de procédure ou de droit constitutionnel, ce ne sont pas toujours les débats juridiques qui marquent les esprits, mais bien les remarques déplacées sur son apparence.
Arrivée à l’Université d’Abomey-Calavi avec de grandes ambitions, Vaanessa rêvait d’exceller en droit et de devenir magistrate. Mais très vite, son parcours académique s’est retrouvé parasité par des jugements constants. « Au début, je pensais que c’était juste des plaisanteries entre étudiants. Mais avec le temps, j’ai compris que c’était devenu une étiquette qu’on m’avait collée », confie-t-elle.
Dans les couloirs, à la cafétéria ou même en groupe de travaux dirigés, les commentaires fusent : « Tu devrais faire du sport », « Tu manges trop », ou encore « Une juriste doit être présentable ». Des propos qui, à force de répétition, ont fini par entamer sa confiance en elle.
Un poids invisible dans un parcours académique déjà exigeant
Au-delà des mots, c’est un véritable mal-être qui s’installe. Vaanessa reconnaît que ces critiques ont impacté sa concentration et sa participation en classe. « Il y a des jours où je préfère rester au fond de l’amphi pour éviter les regards. Parfois, je n’ose même plus lever la main pour répondre », explique-t-elle.
Pourtant, ses résultats académiques restent solides. Preuve que derrière les jugements se cache une étudiante déterminée. Mais à quel prix ? « On parle souvent de la pression des études de droit, mais on oublie la pression sociale que certains étudiants subissent en silence », souligne-t-elle.
Aujourd’hui, Vaanessa a décidé de ne plus se taire. En racontant son histoire, elle espère sensibiliser sur les conséquences des critiques liées au physique, souvent minimisées. « Ce sont des mots, oui. Mais des mots qui restent, qui blessent et qui peuvent détruire l’estime de soi », insiste-t-elle.
Son témoignage relance ainsi le débat sur le respect et l’inclusion dans les universités béninoises, où la réussite ne devrait pas être conditionnée par des standards physiques, mais bien par les compétences et le mérite.
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