Financement libyen : sept ans de prison requis contre Nicolas Sarkozy en appel
Le parquet général a requis ce mercredi 13 mai 2026 une peine de sept ans de prison et 300 000 euros d’amende contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy dans le cadre du procès en appel du financement libyen de sa campagne de 2007. Ces réquisitions, particulièrement lourdes, visent également plusieurs de ses anciens collaborateurs et intermédiaires présumés. La décision finale de la cour d’appel de Paris est attendue pour le 30 novembre.
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Le parquet général a demandé une peine de sept ans de prison ferme et 300 000 euros d’amende contre Nicolas Sarkozy, poursuivi pour association de malfaiteurs, corruption et financement illégal de campagne. Une réquisition qui confirme la sévérité déjà observée en première instance, où l’ancien chef de l’État avait été condamné à cinq ans de prison ferme.
Dans le même dossier, plusieurs de ses anciens proches sont également visés par des peines importantes. Le parquet a requis six ans de prison et 100 000 euros d’amende contre l’ex-ministre de l’Intérieur Claude Guéant, ainsi que quatre ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique contre Brice Hortefeux. Des sanctions lourdes ont aussi été requises contre des intermédiaires et financiers présumés, avec des peines allant jusqu’à six ans de prison et plusieurs millions d’euros d’amende.
Une affaire aux lourdes répercussions politiques et judiciaires
Au cœur de l’accusation, le parquet général estime qu’un accord aurait été conclu entre l’ancien président français et le régime libyen de Mouammar Kadhafi pour un financement occulte de la campagne présidentielle de 2007. Selon l’accusation, ce pacte aurait impliqué des rencontres secrètes et des circuits financiers opaques, ayant permis le transfert de plusieurs millions d’euros.
Les magistrats financiers soutiennent que ces manœuvres auraient gravement altéré la régularité du financement de l’élection présidentielle française. En première instance, le tribunal avait déjà retenu la culpabilité de l’ancien président pour association de malfaiteurs, estimant que ses proches avaient activement cherché des fonds auprès du régime libyen.
La décision de la cour d’appel, attendue le 30 novembre, sera particulièrement scrutée, tant pour ses conséquences judiciaires que politiques, dans un dossier qui continue de secouer la vie publique française plus de quinze ans après les faits présumés.

