Bénin : les 7 grandes décisions de la rencontre entre Romuald Wadagni et les Aspirants au métier d’enseignant (AME)
La situation professionnelle des Aspirants au métier d’enseignant (AME) connaît une évolution au Bénin. À l’issue d’une rencontre avec le président de la République, Romuald Wadagni, vendredi 11 septembre 2026, les grandes lignes d’un mécanisme d’intégration progressive dans la Fonction publique ont été arrêtées, avec une priorité accordée aux agents ayant déjà effectué trois contrats successifs.
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Après plusieurs années de revendications sur leurs conditions de travail et leur précarité professionnelle, les AME voient ainsi se dessiner une perspective de stabilisation de leur carrière. Le dispositif annoncé repose notamment sur l’ancienneté, la qualification et l’âge des intéressés.
Le gouvernement prévoit une intégration par promotion et par vague. La promotion 2019 sera traitée en priorité, celle-ci représentant plus de la moitié de l’effectif global des AME. Les promotions suivantes seront examinées progressivement, selon les critères retenus.
Un recrutement sur titre plutôt qu’un nouveau test
L’une des principales décisions concerne le mode d’intégration. Les AME concernés ne devraient pas être soumis à un nouveau test d’évaluation. Le gouvernement privilégie plutôt un recrutement progressif sur titre, en tenant compte des qualifications professionnelles et de l’expérience acquise sur le terrain.
L’ancienneté ne sera toutefois pas le seul élément pris en considération. Le dispositif prévoit également un critère lié à l’âge, conformément aux dispositions du Statut général de la Fonction publique. La limite est fixée à 35 ans pour les catégories C et D et à 40 ans pour les catégories A et B.
Cette disposition vise notamment à permettre aux futurs agents de disposer d’une durée suffisante de cotisation pour accéder à une pension de retraite, la durée minimale de cotisation étant de 15 ans.
Autre changement important : les AME intégrés devraient bénéficier du statut d’Agent contractuel de droit public des collectivités territoriales décentralisées (ACDPCTD). Ce statut doit notamment renforcer leur sécurité professionnelle et sociale, avec leur affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), auprès de laquelle ils cotisent déjà.
La réforme doit également faciliter la gestion de la carrière des intéressés grâce à une meilleure articulation entre les ministères en charge de l’éducation et les collectivités territoriales. Elle pourrait par ailleurs améliorer leur accès aux services financiers et au crédit bancaire.
La rencontre a réuni autour du président de la République les représentants des faîtières des AME, plusieurs membres du gouvernement ainsi que les centrales syndicales représentatives. La COSI-Bénin, la CSA-Bénin et la CSTB ont salué les mesures annoncées.
Pour les milliers d’enseignants concernés, l’enjeu est désormais de voir ces orientations se traduire concrètement dans les prochaines étapes du processus d’intégration.
Liste des 7 grandes décisions :
- Intégration progressive des AME dans la Fonction publique.
- Priorité à la promotion 2019, qui représente plus de la moitié de l’effectif global.
- Intégration par promotion et par vague, donc pas de reversement de tous les AME en une seule fois.
- Prise en compte de l’âge, avec les limites de 35 ans pour les catégories C et D et 40 ans pour les catégories A et B.
- Pas de nouveau test d’évaluation : le recrutement se fera progressivement sur titre, en tenant compte des qualifications et de l’expérience.
- Adoption du statut d’Agent contractuel de droit public des collectivités territoriales décentralisées (ACDPCTD), avec notamment l’affiliation à la CNSS.
- Amélioration de la gestion de carrière et de l’accès aux services financiers/crédit bancaire, grâce à une meilleure articulation entre les ministères de l’Éducation et les collectivités territoriales.

