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Guinée: décès en détention d’Aboubacar Diakité dit « Toumba », figure clé du massacre du 28 septembre 2009

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L’ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara, Aboubacar Diakité, est décédé le 25 mars 2026 à l’aube dans un hôpital militaire en Guinée, après un malaise survenu en détention. Condamné à dix ans de prison pour son rôle dans le massacre du Massacre du 28 septembre 2009, il était hospitalisé en soins intensifs depuis la veille.

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Selon l’administration pénitentiaire, l’ancien officier est mort à 4h35 du matin, après avoir été admis en urgence dans un hôpital militaire à la suite d’un malaise survenu en prison.

Incarcéré depuis 2017 après son extradition, Diakité purgeait une peine de dix ans de prison pour son implication dans le massacre du 28 septembre 2009. Il devait recouvrer la liberté en 2027. Son état de santé s’était récemment dégradé. Il a reçu une prise en charge médicale intensive dès le 24 mars.

Les autorités judiciaires précisent que le détenu présentait plusieurs complications cliniques, notamment des douleurs abdominales persistantes, une tuméfaction épigastrique, une constipation chronique et des troubles du sommeil. Malgré les soins prodigués par des spécialistes, son état n’a pas pu être stabilisé.

Un acteur central d’un drame national

Le nom de « Toumba » Diakité reste étroitement lié au drame du 28 septembre 2009, considéré comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire contemporaine guinéenne. Ce jour-là, au Stade du 28 septembre, des milliers de manifestants de l’opposition s’étaient rassemblés pour protester contre le pouvoir militaire en place.

Selon les rapports officiels, les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur la foule, faisant au moins 156 morts et des dizaines de blessés. Plus d’une centaine de femmes avaient également été victimes de violences sexuelles. Le capitaine Moussa Dadis Camara, alors chef de la junte, avait été tenu pour responsable de ces exactions.

Avant son décès, Aboubacar Diakité faisait partie des principaux accusés reconnus coupables dans ce dossier, jugé emblématique de la lutte contre l’impunité en Guinée.

Son parcours carcéral avait été marqué par des tensions, notamment son transfert controversé en février 2026 de la prison de Conakry vers celle de Coyah. Cette opération, contestée par ses avocats, avait été émaillée d’échanges de tirs selon plusieurs témoins.

D’après le parquet, ce transfert faisait suite à un refus de se soumettre à une fouille lors d’une opération de contrôle inopinée. C’est dans la prison de Coyah que son état de santé s’est détérioré. Par la suite, il a été évacué vers l’hôpital militaire du camp Samory Touré.

L’administration pénitentiaire a indiqué qu’un rapport détaillé sera transmis aux autorités judiciaires afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de ce décès, qui intervient alors que la mémoire du massacre du 28 septembre reste vive au sein de la société guinéenne.

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