CAF: démission du Secrétaire général Véron Mosengo-Omba
Réuni au Caire, le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a acté la démission de son secrétaire général Véron Mosengo-Omba, tout en annonçant des réformes majeures de l’arbitrage et une mission diplomatique de son président Patrice Motsepe. Ces décisions interviennent dans un contexte de fortes tensions liées à la finale de la CAN 2025 et aux controverses qui ont entouré l’organisation de la compétition.
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Coup de tonnerre au sommet du football africain. La Confédération africaine de football (CAF), réunie en comité exécutif au Caire, a entériné la démission de son secrétaire général, Véron Mosengo-Omba, une décision attendue tant la pression n’a cessé de croître autour de sa gestion, notamment depuis les polémiques liées à la CAN 2025.
Dans une lettre aux accents apaisants, l’ancien numéro deux de l’instance assure quitter ses fonctions « avec sérénité ». Il affirme avoir dissipé les soupçons portés contre lui et dit laisser « une CAF plus prospère que jamais ». De nationalité suisse et originaire de la RDC, Véron Mosengo-Omba entend désormais se consacrer à des projets personnels axés sur le développement du football congolais.
En attendant la désignation d’un successeur, l’intérim sera assuré par le Nigérian Samson Adamu, actuel directeur des compétitions de la CAF, jusqu’à la prochaine Assemblée générale. Une transition qui intervient à un moment délicat pour l’institution continentale, secouée par des critiques sur sa gouvernance et ses décisions récentes.
Une réforme annoncée pour restaurer la confiance
Face aux contestations grandissantes, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a annoncé une série de réformes structurelles visant à renforcer la crédibilité de l’arbitrage africain. Sont notamment concernés les arbitres, les opérateurs de l’assistance vidéo (VAR), les commissaires de match et les instances juridictionnelles.
Ces ajustements visent à éviter la répétition des incidents jugés « inacceptables » survenus lors de la finale de la CAN Maroc 2025. Toutefois, le dirigeant sud-africain s’est montré prudent sur ce dossier sensible, rappelant que les litiges sont actuellement examinés par le Tribunal arbitral du sport (TAS), dont il s’engage à respecter la décision.
Patrice Motsepe a également annoncé une visite prochaine au Sénégal et au Maroc. Objectif : apaiser les tensions entre deux nations dont les relations ont été fragilisées par les événements autour de la finale. « Le football doit unir nos peuples et non les diviser », a-t-il insisté, affichant la volonté de la CAF de préserver les liens historiques entre les deux pays.
L’instance a confirmé une réforme majeure du format de la Coupe d’Afrique des Nations. À partir de 2028, la compétition se jouera tous les quatre ans et passera de 24 à 28 équipes, une évolution qui marque une nouvelle étape dans le développement du football africain, mais qui pourrait aussi relancer le débat sur son organisation et sa compétitivité.

