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Bénin: accusée de snober les artistes locaux, Angélique Kidjo impose ses règles

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Accusée de snober les jeunes talents béninois, la star mondiale Angélique Kidjo met fin aux rumeurs. Arrivée au Bénin dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 janvier 2026, elle clarifie ses règles de collaboration avant sa prestation aux Vodun Days 2026.

Loin des polémiques entretenues sur les réseaux sociaux, Angélique Kidjo a choisi de parler musique, exigence et responsabilité. Attendue le 8 janvier sur la scène des Vodun Days 2026, l’icône béninoise a profité de son séjour pour répondre aux critiques récurrentes sur son prétendu manque de collaboration avec les jeunes talents locaux.

« Ce n’est pas parce qu’on est béninois qu’on va travailler ensemble »,a tranché l’artiste. Une déclaration qui a rapidement fait le tour de la toile, mais que la chanteuse replace dans un cadre bien précis : celui du respect de la musique et de la qualité artistique. Pour elle, toute collaboration doit d’abord être au service d’une chanson, et non d’une simple appartenance nationale.

Angélique Kidjo insiste sur le fait que les jeunes artistes qui la sollicitent doivent venir avec une véritable proposition artistique. « Quand on travaille ensemble, on est au service d’une chanson. (…) Si cette musique-là n’est pas suffisamment bien, je ne rends service à personne, ni à moi, ni aux artistes béninois », explique-t-elle. D’après la chanteuse, porter une œuvre en dessous de son potentiel nuit à tous.

Une vision de la musique fondée sur l’excellence

Contrairement aux accusations, la chanteuse affirme être ouverte aux collaborations avec la jeunesse africaine, qu’elle considère comme un moteur de transformation du continent. « Moi, j’aime bien travailler avec les jeunes parce que les jeunes du continent sont en train de transformer la vision de ce continent-là », souligne-t-elle.

Pour illustrer sa démarche, Angélique Kidjo évoque des collaborations concrètes, notamment avec des artistes béninois comme Zeynab ou encore sur le projet Gangbray. Elle précise également que de nombreux projets lui sont envoyés, mais que tous ne voient pas le jour. « On m’envoie des projets, je chante dessus, ça ne sort pas. Donc moi, je n’y peux rien », affirme-t-elle.

Au-delà des collaborations individuelles, la diva mondiale élargit le débat à la place de la musique africaine dans le monde. Elle revient sur son combat pour faire reconnaître les Afrobeats comme un véritable canevas musical continental, loin de l’étiquette réductrice de world music. « Le mot world music, ça me rendait complètement dingue (…) c’était déshumanisant », confie-t-elle.

Face aux préjugés persistants, encore plus lourds pour une femme africaine, Angélique Kidjo assume une ligne claire et immuable : discipline, rigueur et excellence. « Les gens attendent de nous qu’on échoue (…) il faut être à l’heure, il faut faire le travail correctement », martèle-t-elle.

Pour la star béninoise, collaborer, c’est construire une œuvre capable de traverser le temps. « On doit être en mesure de chanter cette chanson des années plus tard, parce qu’on en est fiers », a-t-elle souhaité.

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