Bénin : l’activiste Aimé Agbokoun déposé en prison
L’activiste béninois Aimé Agbokoun a été présenté à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce lundi 14 septembre 2026, quelques jours après son interpellation à son domicile à Abomey-Calavi. À l’issue de cette présentation, il a été placé sous mandat de dépôt, selon les informations recueillies par TRIOMPHE MAG.
Aimé Agbokoun ne retrouvera pas sa liberté de si tôt. Interpellé le mardi 8 septembre 2026 à son domicile à Calavi, l’activiste avait été conduit à Sodjèatinmin où il était maintenu en garde à vue, selon les informations recoupées par TRIOMPHE MAG auprès de ses proches.
Six jours après son arrestation, il a été présenté à la CRIET, juridiction spéciale compétente notamment en matière d’infractions économiques et de terrorisme. À l’issue de cette présentation, le juge a décidé de son placement sous mandat de dépôt, ce qui entraîne son maintien en détention dans l’attente de la suite de la procédure. La CRIET dispose notamment d’une chambre des libertés et de la détention ainsi que d’une commission de l’instruction.
Les raisons de son arrestation toujours attendues
Au moment de son interpellation, les motifs précis de la mesure n’avaient pas été communiqués. TRIOMPHE MAG apprend qu’il est poursuivi pour harcèlement par le biais d’une communication électronique. Pour rappel, quelques jours avant son arrestation, Aimé Agbokoun avait publié un message particulièrement préoccupant sur Facebook.
Le 1er septembre 2026, l’activiste avait déclaré avoir peur pour sa sécurité et avoir l’impression d’être suivi dans ses déplacements. Il expliquait notamment avoir commencé à se couvrir le visage et à porter des lunettes noires pour sortir, dans le but de ne pas être facilement reconnu.

