Bénin : le tiktokeur Barnabé Azongnidé de nouveau présenté à la Criet, une nouvelle pièce ajoutée au dossier
Le verdict dans le procès du tiktokeur Barnabé Azongnidé se fait encore attendre. Jugé à la Criet pour des faits d’escroquerie par système électronique, le prévenu devra patienter jusqu’au en raison d’un nouveau report.
Bénin : renvoi du verdict du tiktokeur Barnabé du couple Laura et Barnabé
👉 Rejoignez notre communauté WhatsApp et abonnez-vous pour recevoir les informations en exclusivité:
https://whatsapp.com/channel/0029VaCcWQz59PwKMBfy9k0f
Le suspense se prolonge autour de l’affaire Barnabé Azongnidé. Alors que la chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) devait se prononcer sur le sort du tiktokeur, l’audience du jeudi 30 juillet 2026 a finalement débouché sur un nouveau renvoi.
À l’ouverture des débats, Me Boris Glèlè, l’un des avocats de Barnabé Azongnidé, a remis à la juridiction un procès-verbal de transcription concernant son client. La nature exacte de cette pièce n’a pas été précisée à l’audience, mais son dépôt a été officiellement pris en compte par la Cour.
Cette nouvelle démarche de la défense a entraîné le report du délibéré au jeudi 22 octobre 2026. Barnabé Azongnidé et son coprévenu, qui comparaissent dans cette affaire d’escroquerie par le biais d’un système électronique, ont été reconduits en détention en attendant cette nouvelle échéance.
Une procédure judiciaire qui s’éternise
Le dossier connaît ainsi un nouveau rebondissement après plusieurs mois de procédure. Le 12 mars 2026, Barnabé Azongnidé avait comparu pour la première fois devant la chambre correctionnelle de la Criet aux côtés de son coprévenu.
À l’issue de cette audience, le quatrième substitut du procureur spécial près la Criet avait requis 96 mois de prison ferme, soit huit ans, ainsi qu’une amende de quatre millions de francs CFA contre le tiktokeur. Pour son coprévenu, le parquet avait requis cinq ans de prison ferme et deux millions de francs CFA d’amende.
Le parquet avait notamment justifié la sévérité de ses réquisitions par le passé judiciaire de Barnabé Azongnidé, présenté comme un récidiviste. Le ministère public avait rappelé qu’il avait déjà été condamné dans une affaire de cybercriminalité et avait passé trois années en détention avant de bénéficier d’une liberté conditionnelle.
La défense, représentée par Me Boris Glèlè et Me Hugo Koukpolou, avait contesté la légalité des réquisitions du parquet. Les avocats estimaient notamment que la peine de huit ans requise dépassait le plafond légal de sept ans prévu pour ce type d’infraction.
Lors de l’audience du 25 juin 2026, qui devait initialement permettre à la Criet de rendre son verdict, la défense avait obtenu un délai supplémentaire afin de produire de nouvelles pièces. Le délibéré avait alors été renvoyé au 30 juillet. Cette nouvelle audience n’a finalement pas permis de trancher le dossier mais repousse encore l’échéance de près de trois mois.
Barnabé, une affaire très suivie sur les réseaux sociaux
Au-delà du prétoire, le dossier bénéficie d’une forte attention sur les réseaux sociaux. Barnabé Azongnidé s’est fait connaître du grand public à travers ses contenus sur TikTok et sa relation très médiatisée avec la tiktokeuse Laura.
Le couple s’était notamment illustré par des publications mettant en scène un train de vie ostentatoire et d’importantes sommes d’argent. Mais cette notoriété numérique s’est progressivement transformée en source d’attention judiciaire lorsque des éléments à caractère cybercriminel auraient été découverts dans l’un des téléphones de Barnabé lors des investigations du Centre national d’investigations numériques (CNIN).
Interpellé en novembre 2025 avec sa compagne, Barnabé avait été placé en détention préventive après sa présentation au parquet spécial, tandis que Laura avait été libérée. Depuis, le tiktokeur reste détenu dans l’attente de l’issue de cette procédure.
Entre-temps, Barnabé avait affiché une nouvelle orientation professionnelle avec « Cuisine d’or », une activité de restauration qu’il mettait en avant sur les réseaux sociaux à travers des directs consacrés à la préparation de plats et menus divers.
Son avenir judiciaire reste désormais suspendu à la décision de la Criet. Sauf nouveau report, les parties devraient être fixées sur leur sort le 22 octobre 2026.

