Langue anglaise : le président kényan William Ruto tente de désamorcer la crise avec le Nigeria
Le président kényan William Ruto a réagi à la controverse née de ses propos sur l’anglais parlé au Nigeria, affirmant qu’ils ont été sortis de leur contexte après la diffusion d’une vidéo virale. Cette mise au point intervient alors que ses déclarations, jugées offensantes par de nombreux Nigérians, ont suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux.
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Une déclaration qui fait grand bruit et oblige son auteur à recadrer. Le président kényan William Ruto a tenté de clarifier ses propos sur la maîtrise de l’anglais au Nigeria, après une vague d’indignation déclenchée par une séquence vidéo largement relayée en ligne.
S’exprimant lors d’une conférence sur l’investissement minier à Nairobi, le chef de l’État kényan a tenu à apaiser les tensions en adressant un message au président nigérian Bola Tinubu. Il a insisté sur les liens fraternels entre les deux nations, qualifiant le peuple nigérian de « seconde famille ».
Mais c’est surtout une phrase, prononcée sur le ton de l’humour, qui a mis le feu aux poudres. « Si vous écoutez un Nigérian parler, vous ne comprenez pas ce qu’il dit », avait-il lancé dans une vidéo antérieure, déclenchant rires dans l’assistance et colère sur les réseaux sociaux.
Une polémique née d’une vidéo virale
À l’origine de la controverse, une intervention de William Ruto devant des Kenyans de la diaspora, au cours de laquelle il vantait la qualité du système éducatif de son pays et la maîtrise de l’anglais par ses concitoyens. Comparant les accents africains, il avait évoqué celui des Nigérians de manière jugée condescendante.
Rapidement, la vidéo a circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une avalanche de réactions, notamment au Nigeria. De nombreux internautes ont dénoncé des propos irrespectueux, voire déplacés de la part d’un chef d’État, dans un contexte où les relations diplomatiques exigent retenue et respect mutuel.
Face à la polémique, le président kényan a opté pour une stratégie d’explication. Il affirme que ses propos ont été extraits d’une conversation privée, enregistrée puis déformée avant d’être diffusée publiquement. Selon lui, le sens initial de son intervention a été altéré.
Dans une nouvelle vidéo devenue virale, il a tenté de reformuler son idée, affirmant qu’il s’agissait plutôt d’une réflexion globale sur la diversité linguistique en Afrique. Il a même renversé la perspective, soulignant que l’anglais nigérian pouvait être si riche qu’il nécessiterait parfois un effort particulier de compréhension.
Le dirigeant kényan a également exprimé le souhait que cet épisode n’entache pas les relations entre Nairobi et Abuja, insistant sur l’importance du dialogue et de la compréhension mutuelle entre les peuples africains.
Au-delà de la polémique, cette affaire relance le débat sur les accents, les variétés linguistiques et les sensibilités culturelles en Afrique, où l’anglais, langue héritée de la colonisation, se décline en multiples formes, chacune porteuse d’identité et de fierté nationale.
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