Les Démocrates: « C’est un mauvais perdant », l’acerbe réplique de Kamel Ouassagari à Éric Houndété
Au Bénin, la crise interne au sein du parti Les Démocrates s’intensifie après les déclarations d’Éric Houndété affirmant rester président par intérim, le 23 mars 2026. En réaction, le secrétaire administratif Kamel Ouassagari conteste fermement cette position et défend la légitimité de l’élection de Nourénou Atchadé à la tête du parti.
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La bataille de leadership au sein du parti Les Démocrates prend une tournure de plus en plus virulente. Alors qu’Éric Houndété maintient qu’il « reste et demeure président par intérim », la riposte de Kamel Ouassagari ne s’est pas fait attendre, avec des propos particulièrement tranchants.
Dans une déclaration relayée par Main Libre TV, Éric Houndété a soutenu que « rien n’a changé » quant à son statut, estimant que seule une session extraordinaire du conseil national pourrait statuer définitivement sur la direction du parti. Une position qu’il défend au nom du respect des textes internes.
« Éric Houndété reste et demeure le président par intérim du parti jusqu’à ce qu’une session extraordinaire convoquée à cet effet connaisse de la suite de la procédure … Voila ce qui va se passer», a confié Eric Houndété.
Mais pour Kamel Ouassagari, cette lecture est erronée et ne tient pas face aux faits survenus lors du dernier conseil national. Contacté par Africaho, le secrétaire administratif du parti affirme que les délégués ont souverainement décidé de modifier l’ordre du jour pour procéder à l’élection d’un nouveau président.
Selon lui, Éric Houndété aurait même tenté, en amont, de rallier les délégués à sa cause. « Il est allé voir les délégués qui sont venus de partout pour les convaincre de le soutenir. Mais quand il s’est rendu compte lors du vote du président qu’il n’avait pas la majorité, il a déserté les lieux », a-t-il révélé.
Une légitimité contestée mais actée
Dans un climat déjà tendu, marqué par des échanges parfois discourtois entre délégués, le conseil national ordinaire a finalement porté Nourénou Atchadé à la tête du parti. Une élection que Kamar Ouassagari considère comme pleinement légitime, conformément aux règles de fonctionnement de l’instance.
Il explique notamment que, contrairement au conseil national extraordinaire, le conseil ordinaire permet une modification de l’ordre du jour par les participants, dont les décisions restent souveraines. C’est dans ce cadre que la vacance du poste de président a été comblée.
Évoquant le départ anticipé d’Éric Houndété de la salle avant la fin des travaux, Kamel Ouassagari n’a pas mâché ses mots. « C’est un mauvais perdant », a-t-il lancé, rejetant toute contestation du processus.
Désormais, malgré les contestations persistantes, la direction du parti Les Démocrates semble actée pour ses responsables administratifs, qui reconnaissent en Nourénou Atchadé le successeur légitime de Boni Yayi. Reste à savoir si cette fracture interne trouvera rapidement une issue ou si elle continuera d’affaiblir l’opposition à l’approche de la présidentielle du 12 avril 2026.

